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Erreur HTTP 500 : causes et dépannage sous WordPress

Par Pierre-Arthur Demengel
Erreur 500WordPressHébergeur
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L'erreur HTTP 500 signifie que le serveur a rencontré une condition inattendue qui l'empêche de répondre : elle dit qu'il y a un problème, pas lequel. Sous WordPress, la documentation officielle désigne d'abord un fichier .htaccess corrompu, puis les extensions, le thème, la limite de mémoire PHP et les fichiers du cœur. Le dépannage commence par les journaux de l'hébergeur et par une question simple : qu'est-ce qui a changé juste avant ?

Je propose du dépannage et de la maintenance, c'est donc mon métier autant que mon intérêt. Mais une bonne partie de ce qui suit peut être faite par vous ou par votre hébergeur.

Ce que signifie vraiment l'erreur HTTP 500

La norme HTTP définit le code 500 comme une condition inattendue empêchant le serveur de satisfaire la requête. C'est volontairement générique : le serveur ne révèle pas le détail au visiteur. Le message utile se trouve donc ailleurs, dans le journal d'erreurs PHP ou du serveur web, généralement accessible depuis le panneau de votre hébergeur.

Ne confondez pas avec ses voisines, décrites dans la même norme, car elles n'orientent pas vers la même personne.

CodeCe que dit la normePremier réflexe
500Condition inattendue sur le serveurLire le journal d'erreurs, chercher le dernier changement
502Réponse invalide reçue d'un serveur en amontInterroger l'hébergeur
503Surcharge temporaire ou maintenance programméeAttendre brièvement, puis interroger l'hébergeur
504Pas de réponse à temps d'un serveur en amontInterroger l'hébergeur, regarder les traitements longs

Dépannage de l'erreur 500 sous WordPress, selon la documentation officielle

Avant tout, copiez vos fichiers et votre base de données. Ensuite, la page Common WordPress Errors propose cinq pistes. Elle ne leur impose pas d'ordre, mais les commencer par les moins risquées est logique.

Première piste, le fichier .htaccess, présenté comme la cause la plus probable. Renommez-le en .htaccess_old et rechargez le site. Si cela fonctionne, passez par Réglages puis Permaliens pour qu'un nouveau fichier soit généré.

Deuxième piste, les extensions. Si l'administration reste inaccessible, la FAQ de dépannage explique comment renommer le dossier plugins en plugins.hold par FTP ou par le gestionnaire de fichiers de l'hébergeur, ce qui les désactive toutes tout en préservant leurs réglages. Réactivez-les ensuite une par une : celle qui fait retomber le site est votre suspecte.

Troisième piste, le thème : basculez sur un thème par défaut pour l'écarter. Quatrième piste, augmentez la limite de mémoire PHP. Cinquième piste, téléversez de nouveau les dossiers wp-admin et wp-includes depuis une installation neuve de la même version. C'est la plus lourde, gardez-la pour la fin.

Pour obtenir un message précis, WordPress prévoit WP_DEBUG et WP_DEBUG_LOG, qui écrivent par défaut dans wp-content/debug.log. La même documentation indique que ces outils ne sont pas recommandés sur un site en ligne. Préférez donc d'abord le journal de l'hébergeur et réservez ce mode à une copie de test.

Hébergeur ou développeur : à qui parler selon la situation

Le contexte vous indique souvent la bonne porte. Si rien n'a changé de votre côté et que le site est tombé d'un coup, ou si plusieurs sites du même compte sont touchés, contactez l'hébergeur : changement de version de PHP, droits sur les fichiers, quota, incident serveur. Demandez-lui l'extrait du journal correspondant à l'heure de la panne, car ce sera utile à quiconque interviendra ensuite.

Si l'erreur a suivi une mise à jour, l'installation d'une extension ou une modification de code, il s'agit plutôt d'un sujet applicatif. Votre hébergeur pourra vous confirmer que le serveur fonctionne, mais il ne corrigera généralement pas votre code. C'est là qu'un développeur devient utile, surtout pour une extension ou un thème sur mesure.

Quand il ne faut pas continuer seul

Arrêtez-vous si le site prend des commandes, si vous ne disposez d'aucune sauvegarde récente, ou si l'étape suivante suppose de modifier directement la base de données. Arrêtez-vous aussi si vous repérez des fichiers inconnus ou des redirections étranges : la panne peut être le symptôme d'une compromission, et il faut alors suivre la procédure en cas de site piraté avant de toucher à quoi que ce soit.

À l'inverse, si vous utilisez une solution entièrement gérée (un constructeur de site hébergé, par exemple), vous n'aurez pas accès à ces fichiers et son support est le seul interlocuteur pertinent. Faire appel à un prestataire comme moi n'aurait alors pas de sens.

Ce que vous pouvez préparer pour gagner du temps

Quelle que soit la personne sollicitée, trois informations réduisent le diagnostic : l'heure exacte du début de la panne, le dernier changement connu, et les accès à l'hébergement. Si votre site se fait régulièrement tomber à chaque mise à jour, le sujet n'est plus la panne mais l'absence de procédure de test, qu'un contrat de maintenance bien défini peut couvrir.

Si vous êtes bloqué, envoyez-moi ces trois éléments. Vous parlerez directement à la personne qui lira les journaux et écrira le correctif. Pour éviter que cela se reproduise, voyez mon offre de maintenance et hébergement.

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