Développer en marque blanche pour votre agence

Un de vos clients valide son identité visuelle, se réjouit du résultat, puis pose la question que vous redoutez un peu : et le site, vous le faites aussi ? Vous n'avez pas de développeur en interne. Vous avez alors deux mauvaises options. Refuser, et regarder ce client s'adresser à une structure qui, elle, fait tout, en emportant au passage le reste de son budget. Ou sous-traiter à un prestataire croisé une fois, en espérant qu'il tienne le délai et qu'il ne cherche pas à récupérer votre client six mois plus tard. Je propose une troisième voie, et c'est la seule raison d'être de cette page.

La marque blanche tient en trois phrases

Je développe le site. Votre agence le livre sous son nom, à son tarif, à son client. Le client final ne connaît jamais mon existence, et moi je ne connais jamais le sien autrement que par le brief que vous me transmettez. Ce n'est pas une formule commerciale, c'est un engagement contractuel que je détaille plus bas et que je tiens depuis le premier jour.

Deux façons de me rémunérer, selon votre trésorerie

Le premier modèle est le forfait classique. Vous me confiez un projet cadré, je le chiffre, vous le refacturez à votre client avec votre marge. Vous encaissez, vous me réglez. Simple, mais il suppose que votre client paie une somme d'un coup, ce qui bloque une partie des dossiers.

Le second modèle est l'abonnement en marque blanche. Le site est développé sans facture initiale lourde, puis facturé mensuellement, hébergement et maintenance compris. Votre client lisse sa dépense, votre agence encaisse un revenu récurrent au lieu d'un coup unique, et je porte le risque du développement. C'est le modèle qui débloque les clients sans trésorerie, à condition d'un engagement de durée que nous fixons ensemble.

Ce que vous comparezForfaitAbonnement marque blanche
Avance de trésorerie du clientÉlevéeNulle
Nature de votre revenuPonctuelRécurrent et mensuel
Qui porte le risque de devPartagéMoi
Engagement de duréeAucunDéfini au contrat

Vous gardez le client, la marque et la direction artistique

Je ne suis pas graphiste et je n'ai aucune intention de le devenir. Vous concevez, vous dirigez le rendu, vous validez chaque écran. J'intègre votre maquette au pixel, je ne la réinterprète pas et je ne la remplace pas par un thème du commerce qui dénaturerait votre travail. La relation commerciale reste entièrement la vôtre : c'est vous que le client appelle, c'est votre nom sur le site, c'est votre facture.

Je prends le développement, l'hébergement et la maintenance

Ma stack est Symfony et React, pas un empilement d'extensions. Je livre un site rapide, je l'héberge sur une infrastructure que je maîtrise, et j'assure les mises à jour de sécurité, les sauvegardes et le rétablissement en cas d'incident. Vous n'avez pas à gérer un serveur ni à courir après un correctif un vendredi soir. Quand votre client vous signale un bug, vous me le transmettez et vous gardez la main sur le calendrier de réponse annoncé.

La non-sollicitation est écrite, pas promise

Le vrai frein à la sous-traitance, c'est la peur de se faire doubler. Je le comprends, alors je l'encadre. Le contrat contient une clause de non-sollicitation : je m'interdis d'approcher directement vos clients, pendant la collaboration et après. Vous n'avez pas à me faire confiance sur parole, vous avez un document. Un article de la série détaille les clauses qui comptent vraiment dans ce type de contrat, pour que vous sachiez quoi vérifier.

Je réponds à un brief sous quarante-huit heures

Une agence perd des dossiers parce qu'un sous-traitant met une semaine à dire s'il est disponible. De mon côté, un brief technique correctement rempli reçoit une réponse chiffrée sous deux jours ouvrés : faisabilité, prix, délai. Si le brief est incomplet, je vous dis précisément ce qu'il manque plutôt que de vous renvoyer un devis au doigt mouillé. J'ai publié un modèle de brief que vous pouvez reprendre pour aller plus vite.

Ce partenariat n'est pas pour tout le monde

Autant le dire franchement. Si vous avez déjà un développeur salarié compétent, vous n'avez pas besoin de moi. Si votre volume se limite à un site tous les deux ans, un contrat de partenariat est disproportionné et un simple forfait ponctuel suffira. Ce modèle a du sens quand les demandes de sites reviennent régulièrement et que vous voulez pouvoir dire oui sans embaucher.

Parlons de votre prochain projet

Décrivez-moi en quelques lignes votre agence et le type de projets que vous croisez. Je vous réponds personnellement, ce n'est pas un formulaire qui atterrit dans une boîte que personne ne lit.

Pour comprendre en détail comment se déroule une collaboration, du premier brief à la mise en ligne, lisez l'article qui sert de socle à tout ceci : comment une agence sans développeur travaille avec un freelance.

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